PEQ : Le grand retour ? Christine Fréchette défie Drainville et vise le vote immigrant pour 2026
C’est un véritable coup de théâtre qui change la donne ! Le revirement de Christine Fréchette transforme une course à la chefferie de la CAQ en un champ de bataille idéologique majeur.
La course à la succession de François Legault vient de prendre une tournure inattendue. Alors qu’elle incarnait jusqu’ici la ligne dure de l’immigration au sein du gouvernement, Christine Fréchette a, surpris plus d’un, en annonçant un recul majeur : le rétablissement temporaire du PEQ (Programme de l’expérience québécoise) pour une période de deux ans. Un virage qui place son rival, Bernard Drainville, sur la défensive.
Programme chouchou des étudiants et travailleurs algériens pour sa rapidité, l’abolition/restriction du PEQ avait été vécue comme une rupture de confiance. Face à la pression de la pénurie de main-d’œuvre et aux attaques de Drainville, celle qui a été à la tête du MIFI propose de réactiver le PEQ pour deux ans. L’objectif : permettre un « rattrapage » pour des milliers de travailleurs étrangers temporaires et d’étudiants francophones qui s’étaient retrouvés dans l’impasse.
Duel Fréchette-Drainville : La guerre des « Clauses de Grand-Père »
Le débat ne porte plus sur si on doit protéger les acquis, mais sur comment. En effet, Bernard Drainville a été le premier à dégainer la clause de grand-père pour rassurer les régions. Son message : « On protège ceux qui sont ici, mais on ferme la porte pour la suite. » Christine Fréchette, en changeant d’avis sur le PEQ, tente de lui voler la vedette. Elle offre non seulement une clause de grand-père pour sécuriser les dossiers actuels, mais elle rouvre aussi une porte (le PEQ) que tout le monde croyait définitivement fermée.

Pour les spécialistes en la matière, ce revirement de Christine Fréchette n’est pas qu’une affaire de générosité ; c’est une manœuvre politique calculée : il s’agit de s’attirer le vote économique (les entreprises québécoises hurlent pour obtenir de la main-d’œuvre stable) ainsi que le vote « immigrant » en octobre 2026″. Le PEQ est l’outil le plus efficace pour cela. Le but visé est d’affaiblir Drainville : en proposant une solution concrète (le PEQ 2 ans) plutôt qu’une simple promesse de protection (clause de grand-père), elle espère rallier les membres de la CAQ plus « modérés ». Enfin, à travers cette manœuvre électoraliste, elle tente de redorer son image auprès des communautés culturelle qui l’ont perçue comme la ministre des restrictions.

